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Tous en rose contre l'intimidation

Le mercredi 27 février prochain, l’USB sera garnie de rose! Dans un mouvement d’expression contre toute forme d’intimidation, les étudiants de l’Université sont invités à porter une chemise rose. L’activité tenue dans le cadre de la Journée nationale du chandail rose comprendra d’ailleurs un kiosque d’information et de vente de chemises à la couleur de la journée au Centre étudiant, une grande première pour l’Université de Saint-Boniface. 

Joanne Sawatzky

Cette journée de sensibilisation est entièrement organisée par un groupe de quatre étudiants déterminés à changer le regard de la communauté sur l’intimidation. Joanne Sawatzky est l’une d’entre eux. Elle fait partie de ces étudiants qui consacrent beaucoup de temps et d’énergie à dénoncer l’homophobie, le racisme ou encore le sexisme.

« La Journée du chandail rose a commencé en Nouvelle-Écosse lorsqu’un élève s’est fait brutaliser parce qu’il portait une chemise rose, raconte-t-elle. Deux jeunes ont voulu le soutenir en portant eux aussi des chemises roses et ils ont embarqué avec eux tous les garçons de l’école. C’était une manière de protester contre l’intimidation. »

« À notre échelle, notre but est de sensibiliser la population de l’USB à toute forme de discrimination », ajoute-t-elle. Les dons de charité de cette journée de mobilisation seront tous versés à la toute nouvelle Alliance allosexuelle-hétérosexuelle, justement fondée par Joanne Sawatzky, l’an passé. 

Alors que les étudiants de l’École de service social avaient préparé une présentation sur un babillard au sujet de l’homophobie, de la transphobie et de la biphobie, une personne anonyme l’a détruite. À la suite de cet incident, Joanne Sawatzky, elle-même étudiante en service social, a décidé de fonder cette Alliance.

« Je l’ai créée en septembre, raconte-t-elle. C’était surprenant qu’en 2012, à l’USB, on n’ait pas encore de groupe de soutien pour les minorités sexuelles et qu’il y ait encore de la discrimination et de l’intimidation. Mais il fallait simplement que quelqu’un prenne l’initiative, car depuis que l’Alliance a été créée, nous avons reçu un appui considérable. La rectrice nous a même envoyé un courriel pour nous donner son soutien. »

L’Alliance allosexuelle-hétérosexuelle, qui compte aujourd’hui une douzaine de membres, a déjà organisé trois présentations de sensibilisation sur l’homophobie et ses impacts, ainsi que sur la communauté LGBTB qui regroupe les lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et bispirituels.

« J’ai commencé à m’intéresser à la communauté LGBTB dans le cadre de mes études, explique Joanne Sawatzky. J’ai décidé de faire mon stage au Rainbow Resource Centre parce que je savais que je serais appelée à travailler avec toutes sortes de personnes, y compris les minorités sexuelles. C’était très nouveau pour moi, mais j’aime rencontrer de nouvelles personnes et j’ai appris beaucoup de choses sur les transgenres. J’ai compris qu’il faut laisser à toute personne le choix de présenter son genre et qu’on ne peut jamais juger. À chacun son histoire. »

 

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