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L’éducation et la petite enfance : des enjeux indissociables

L’Université de Saint-Boniface (USB) et la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) partagent un objectif commun : assurer le bien-être et l’émancipation des nouvelles générations. Il est donc logique que les deux organismes aient choisi de travailler de concert à l’élaboration d’un projet pilote destiné à la petite enfance. Le principe : une formation offerte par l’USB au personnel de la DSFM afin qu’il soit mieux outillé pour répondre aux besoins spécifiques des enfants de la prématernelle.

« Ce projet pilote répond avant tout à la volonté de la DSFM de munir ses écoles de prématernelles à temps plein, explique Réjean LaRoche. Cette stratégie est complémentaire aux objectifs que nous nous donnons à l’USB. En soutenant la DSFM dans cette initiative, nous intervenons en amont dans l’éducation des jeunes et nous répondons aux besoins de la communauté. »

Réjean LaRoche et Dominique ArbezSix journées de formation sont offertes par les professeurs du programme d’éducation de la jeune enfance de l’USB aux employés de la DSFM responsables d’implanter des services de prématernelle au sein des écoles francophones du Manitoba et des centres pour la petite enfance.

Organisées principalement pour l’École Gabrielle-Roy d’Île-des-Chênes, ces six journées de formation visent à outiller les membres du personnel de la DSFM et à leur permettre de s’immerger dans le milieu de la petite enfance. La formation est axée sur six sujets clés : la littératie, l’inclusion, l’observation et la documentation, le travail d’équipe, le curriculum et enfin, les interventions.

« Nous privilégions une approche par le jeu et la découverte, souligne une professeure en éducation de la jeune enfance à l’USB, Dominique Arbez. Il s’agit d’ateliers de mise à niveau qui se concentrent sur les sujets prioritaires et qui permet de comprendre concrètement comment assurer l'épanouissement des enfants plus jeunes. »

« Il s’agit aussi de fournir des connaissances pratiques et théoriques précises, ajoute-t-elle. Il faut d’abord démystifier l’idée que les éducateurs de la petite enfance ne font que garder les enfants. Leur travail auprès des enfants et de leur famille est d'une complexité et d'une exigence élevée, autant de plus en milieu francophone minoritaire. Notre formation vient ainsi rehausser un statut qui nécessite des compétences particulières. »

Selon Réjean LaRoche, le projet constitue aussi un atout pour l’épanouissement de la langue française. « Favoriser l’enseignement en français dès la pré-maternelle est essentiel et c’est pourquoi le Commissaire aux langues officielles a ciblé cette priorité à l’échelle nationale. »

Inauguré le 13 décembre 2013 et prenant fin le 9 mai 2014, le projet témoigne de la solidarité et de la complémentarité des organismes chargés de satisfaire au mieux les besoins de la communauté francophone. Voilà une collaboration entre deux organismes qui ont à cœur non seulement le bien-être des citoyens, mais aussi la sauvegarde de la langue française.

Publié : avril 2014

 

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