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L’aventure au quotidien

Épris du grand air, du canot, des forêts manitobaines et de la faune qu’elles abritent, Daniel Dupont est l’archétype de l’homme des bois. Son amour pour la nature, il a su le mettre au service d’une profession, celle de biologiste.

Aujourd’hui, c’est aux petites et grosses bêtes que cet ancien étudiant en sciences à l’Université de Saint-Boniface (USB) consacre son temps. Entre ses immersions de plusieurs jours en pleine forêt, les échantillons qu’il prélève d’animaux sauvages, les meutes de loup qu’il suit afin de comprendre leurs comportements et ses recensements d’orignaux et de grizzlis, Daniel Dupont a certainement su trouver chaussure à son pied.

Daniel Dupont
Daniel Dupont,
Diplômée en sciences de l'USB

« Je suis vraiment chanceux de faire ce que je fais aujourd’hui, de pouvoir interagir comme je le fais avec les animaux, confie-t-il. Ils sont la raison pour laquelle j’ai choisi ce métier. 

«  J’ai toujours été un amoureux de la nature, continue-t-il. C’était évident dès mon enfance que je travaillerais à l’extérieur, en contact avec des bêtes. »

Il faut dire qu’il côtoie les animaux depuis son plus jeune âge. En fait, c’est dans une petite ferme à Saint-Georges que Daniel Dupont a grandi, entouré de ses deux frères et de ses parents. Tandis que les vaches, les sangliers, les poules et les chevaux l’ont accompagné durant toute sa jeunesse à la ferme, les animaux sauvages des bois alentour venaient aussi régulièrement se présenter dans son quotidien. Chose certaine, le biologiste chevronné n’a jamais cessé d’être fasciné par la faune, sa diversité comme sa vitalité.

« Mes frères et moi, lorsque nous étions petits, nous courions de l’autobus après l’école pour descendre dans les bois ou monter sur un canot, se souvient Daniel Dupont. La nature faisait partie intégrante de notre vie. »

C’est ensuite lorsqu’il était étudiant à l’USB que le métier de biologiste s’est imposé à lui. « Pendant quelque temps, j’ai hésité entre la biologie et la médecine, raconte Daniel Dupont. Il faut dire que l’anatomie animale m’avait toujours intrigué. Mais alors que j’effectuais mon baccalauréat en sciences, j’ai eu la chance de me trouver des emplois qui me permettaient d’être sur le terrain et d’étudier les plantes, l’eau ainsi que les caribous. »

« Après ça, c’était évident que j’avais besoin d’un métier qui me permettrait comme celui-là d’être dehors de façon régulière, précise-t-il. J’ai donc poursuivi une maîtrise en biologie à l’Université du Manitoba. »

Désormais, ce grand voyageur fier de son patrimoine métis ne se lasse plus de partager sa passion avec le plus grand nombre de personnes possible. Entre les heures de travail, il organise régulièrement des camps de survie en pleine nature.

« C’est important de s’éloigner de son quotidien et d’apprendre à s’adapter à de nouvelles situations. Aussi, c’est fascinant de voir combien les jeunes se sentent plus fiers et autonomes après avoir appris comment faire un feu ou construire un abri », confie-t-il.

Chose certaine, Daniel Dupont entend bien continuer à arpenter les bois de sa province natale, une terre « de toute beauté », « un petit secret ».

Publié : juin 2014

 

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