Profils | Publié : aout 2015

Jeune scientifique méritante

Du haut de ses 20 ans, Lauren Girard fait partie de la première cohorte d’étudiants à avoir intégré le programme coopératif en sciences de l’Université de Saint-Boniface (USB). Après quatre ans d’études au sein du programme coopératif en biochimie-microbiologie, elle s’est mérité cette année un prix spécial au Canadian Student Health Research Forum.

Lauren Girard

C’est au mois de juin 2015 que cette étudiante a présenté, dans le cadre du forum, une pancarte mettant en relief ses recherches sur les protéines et l’entrée du Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) dans les cellules. Cette présentation lui a mérité un prix prestigieux dans la catégorie Manitoba Medical Service Foundation Poster Awards.

Seule représentante de l’USB dans ce concours, et sans avoir encore son baccalauréat en poche, elle a réussi vivement à impressionner les juges.« J’ai voulu que mon projet soit bien présenté, qu’il soit beau, mais aussi intéressant, souligne Lauren Girard. J’ai aussi réussi à bien répondre aux questions qui m’étaient posées. Je pense que c’est ça qui a joué en ma faveur. »

Lauren Girard se concurrençait à 160 autres étudiants plus âgés, majoritairement au niveau du doctorat. Travailler avec des personnes plus expérimentées, Lauren en a l’habitude alors qu’elle s’attaque, à l’automne 2015, à son troisième stage dans les laboratoires de recherche de l’Université du Manitoba.

« Être la plus jeune, c’est parfois difficile, car les personnes qui travaillent avec moi ont plus d’expérience et parlent parfois de choses que je ne connais pas. Ils travaillent sur ce sujet depuis des années. Mais avec les techniciens, les autres chercheurs, je suis tout de même bien entourée. »

Pour Lauren Girard, le programme coopératif de l’USB lui a permis de s’épanouir grâce à l’attention toute particulière que les enseignants portaient aux quatre membres de sa promotion. « L’USB a joué un rôle important dans mon parcours. Comme on n’est pas nombreux dans le programme, les professeurs étaient accessibles. On pouvait les rencontrer pour discuter quand on voulait. C’est sûr que leur disponibilité favorise l’apprentissage. »

Choisir l’USB pour ses études était un choix individuel pour cette native de Winnipeg afin de pouvoir associer à son parcours scientifique un apprentissage plus approfondi du français. « J’ai décidé de poursuivre mes études à l’USB parce que dans ma famille, on ne parle que l’anglais, et je voulais continuer à améliorer mon français. C’est une vraie chance de pouvoir parler les deux langues. »

Si elle a aujourd’hui envie de se lancer dans des études en médecine, elle envisage aussi poursuivre en parallèle ses travaux de recherche. La jeune femme est ambitieuse et rêve de différents projets, ne voulant surtout pas s’enfermer dans une route trop bien définie. « Je n’aime pas beaucoup avoir une route toute tracée, je pense qu’on ne peut pas prévoir trop loin. Tout dépend des rencontres et des expériences qu’on a. Du coup, on verra bien! »

 

 

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