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La science d’un homme de lettres

Paul MorrisProfesseur en traduction depuis 2010 à l’Université de Saint-Boniface, Paul Morris retourne dès la rentrée de septembre à ses premières amours : la littérature. Voilà une bonne nouvelle pour ses étudiants qui auront l’occasion d’apprendre auprès d’un homme aussi passionné que passionnant.

Paul Morris possède un profil académique fort impressionnant. Originaire d’un petit village en Ontario, il décroche son baccalauréat à Ottawa avant d’obtenir une maîtrise, puis un doctorat en littérature comparée à l’Université de l’Alberta. Loin de se reposer sur ses lauriers, ce jeune passionné de lettres choisit de se rendre en Allemagne afin d’y passer son habilitation, diplôme synonyme d’excellence académique. La thèse qu’il rédige au sujet de l’art poétique de Nabokov après cinq années de travail acharné lui vaut la reconnaissance de ses pairs et l’obtention de ce diplôme prestigieux.

Là encore, la soif de connaissances de Paul Morris ne s’éteint pas. Bien au contraire, au fil des années, le jeune professeur se passionne pour de nouvelles langues, se fait traducteur de russe, ou encore enseignant d’anglais. Une chose devient certaine, rien ne semble en mesure de satisfaire le besoin d’apprendre de cet amoureux inconditionnel des lettres.

Retour au bercail

En 2008, désireux de renouer avec ses racines, Paul Morris retourne au Canada et fait son entrée au ministère des Affaires étrangères au sein du gouvernement canadien. « J’avais l’envie depuis plusieurs années de retrouver mon pays d’origine, confie le professeur. Mais j’ai vite compris que j’avais encore trop besoin d’enseigner. L’université me manquait. »

Son appétit pour découvrir et faire découvrir les trésors de la langue l’amène alors dans une nouvelle direction. « Il y a trois ans, on m’a offert l’opportunité de donner des cours de traduction à l’Université de Saint-Boniface, explique-t-il. Je n’avais jamais vécu dans un milieu francophone avant d’arriver à Winnipeg et j’avais toujours vu cette langue comme quelque chose de très intellectuel, réservé aux experts. Ça a été un réel plaisir de pouvoir entrer dans ce milieu. »

Passion retrouvée

Dès septembre, Paul Morris replonge enfin dans ce qui l’a toujours passionné : la littérature. « Désormais, je travaillerai en tant que professeur de littérature anglaise et non plus de traduction, explique-t-il. Je n’ai jamais cherché à me spécialiser dans un domaine précis, alors je vais pouvoir traiter de tous les genres littéraires. À vrai dire, j’ai même toujours eu l’idée d’élargir mes horizons parce que pour moi, chaque livre, chaque roman, chaque poème, recèle quelque chose d’intéressant. »

Et ce futur professeur de littérature anglaise contemporaine ne cache pas son enthousiasme à l’idée d’assumer ses nouvelles fonctions. Bien au contraire, la ferveur de ce passionné du livre ne s’en fait que plus présente et plus pressante. « À mes yeux, la littérature est vraiment le centre de l’entreprise universitaire, affirme-t-il sans hésiter. Ce qui est beau, c’est de mettre des étudiants en contact avec tous ces textes, de voir comment chacun y répond. »

« Il n’y a jamais eu autant d’auteurs à lire qu’aujourd’hui, ajoute-t-il. Mais le fait est que pour beaucoup, c’est vu comme un passe-temps alors que cela va bien au-delà. La littérature offre un regard sur l’histoire et permet de mieux comprendre le monde. »

Publié : septembre 2013 

 

 

 

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