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Un jalon pour l’Éducation de la jeune enfance 

L’équipe du programme d’Éducation de la jeune enfance ainsi que la direction de l’École technique et professionnelle (ETP) recevaient le 14 mai 2016 une soixantaine d’individus afin de marquer le 25e anniversaire de la première cohorte du diplôme en Éducation de la jeune enfance, une étape monumentale de son histoire.

Finissantes, diplômées et pionnières du domaine de l'Éducation de la jeune enfance célèbrent le 25e du programme de l'ETP
Finissantes, diplômées et pionnières du domaine de l'Éducation de la jeune enfance réunies pour célébrer le 25e anniversaire de la première cohorte du programme.

Parmi l’éventail des participants, on retrouvait des nouvelles finissantes ainsi que des pionnières dans le domaine qui  sont à la retraite aujourd’hui. Sans contredit, l’évènement était une belle occasion de retrouvailles tant pour les éducatrices que pour les gestionnaires des services de garde. C’était aussi un moment opportun pour revisiter les nombreuses réussites depuis le début du programme d’Éducation de la jeune enfance.

Un retour dans le passé

C’est en 1983 que la province du Manitoba a proclamé une loi exigeant une formation reconnue pour travailler dans les garderies. Cela a donné l’occasion aux francophones de revendiquer un programme d’études en jeune enfance en français. En 1989, le premier programme en Éducation de la jeune enfance à l’ETP a vu le jour.

Charlotte Walkty, ancienne professeure à l’ETP, et plus tard directrice de l’unité, était là depuis le tout début. « Je suis fière de dire qu’il y a 25 ans, j’étais là lorsque l’ETP a décerné les premiers diplômes en Animation en garderie! », raconte-t-elle.

« C’est ce qui m’a inspiré à vouloir devenir professeure au programme, explique Charlotte Walkty. C’était l’occasion de bâtir un programme d’études qui offrirait une solide formation aux personnes francophones qui travailleraient auprès des enfants en bas âge. J’étais convaincue que la formation était la clé pour le développement de la communauté francophone en matière de jeune enfance. »

Mais la construction du diplôme d’Animation en garderie n’était pas sans ses défis. Très peu d’ouvrages de référence existaient sur la petite enfance, et les ressources disponibles au Manitoba étaient surtout en anglais.

« Il fallait trouver les ressources à la bibliothèque, feuilleter tout le livre, prendre des notes, parfois traduire les textes, et les transcrire sur des acétates pour ensuite les présenter en classe, explique cette ancienne professeure. Ça représentait des heures et des heures de travail!

La technologie contribue

En 1998, lorsque Charlotte Walkty a quitté son poste de professeure pour devenir directrice de l’ETP, la technologie faisait des percées importantes dans l’enseignement, et depuis lors, elle s’est développée à une vitesse vertigineuse, au point où les professeurs sont appelés constamment à se ressourcer pour demeurer à la fine pointe.

D’ailleurs, la célébration du 14 mai a permis à Dominique Arbez, actuellement professeure en Éducation de la jeune enfance, de donner un bref aperçu d’un outil technologique important, SECD-Introduction au développement de l’enfant. Cet outil, de haut calibre et diffusé à l’échelle internationale, a été traduit et adapté en français à la suite d’une entente entre l’ETP, Red River College et le Consortium national des ressources pédagogiques en français au collégial.

« Aujourd’hui, on ne saurait se passer de la haute technologie dans la salle d’enseignement », soutient Charlotte Walkty.  

L’évolution du programme

En 25 ans, le programme d’Éducation de la jeune enfance a vu une évolution importante, notamment depuis l’offre récente d’un nouveau mode de livraison : le Programme accéléré en Éducation de la jeune enfance.

« Les étudiants et étudiantes du programme accéléré sont en classe deux pleines journées par semaine et dans leur milieu de travail en service de garde les trois autres jours de la semaine, explique la coordonnatrice du programme accéléré, Louise Laflèche. Cela permet aux professionnels et professionnelles qui travaillent dans les services de garde de poursuivre leurs études tout en conservant leur emploi actuel. »

Cette coordonnatrice du programme accéléré n’hésite pas à peindre un portrait optimiste de l’avenir. « Les inscriptions au programme sont en croissance. De plus, il y a beaucoup d’autres projets que nous n’avons pas encore explorés qui pourraient bénéficier notre communauté. C’est très prometteur! »

Pour boucler un quart de siècle

Un diner au Centre étudiant a permis de longues conversations entre anciennes collègues de classe et de travail, retrouvées à l’occasion de la célébration du 25e anniversaire de la première cohorte du diplôme en Éducation de la jeune enfance. L’équipe organisatrice a également offert des visites du laboratoire d’enseignement, une salle de classe spécialisée dont seules les plus récentes cohortes ont pu bénéficier.

En après-midi, toute une gamme de séances de partage animées par le corps professoral ont été offertes. Celles-ci abordaient des sujets tels l’humour au travail, l’application de l’outil SECD-Introduction au développement de l’enfant, l’impact à long terme des services de garde inclusifs sur les familles et leurs enfants, la valeur des jeux exploratoires et l’importance des jeux de risque.

Le tout s’est terminé par un vin et fromage et une dernière conférencière, longtemps investie dans les projets de jeune enfance, Janine Tougas, écrivaine, comédienne et conteuse. Elle a raconté les racines de la formation en jeune enfance en français, le certificat en animation en garderie. 

L’étudiante finissante de 2016, Charlene Mirimba, récipiendaire du prix Dre Gretta Brown, a remercié tous les participants, les conférencières, l’équipe du secteur et la direction de l’ETP dans son mot de clôture.

C’est ainsi avec un hommage à tous ceux et celles qui ont pris part au programme dans toutes ses facettes et depuis son tout début que Suzanne Nicolas, directrice par intérim de l’ETP, a voulu partager ces paroles : « Ensemble, nous avons accompli de grande choses. Ensemble, nous allons continuer de rêver pour l’avenir afin que ces rêves deviennent un jour une réalité. »

Publié : juin 2016

 

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