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Deux vitesses et un laboratoire

En près de 30 ans, le programme Éducation de la jeune enfance de l’ETP a su se renouveler pour mieux répondre aux besoins en évolution du marché mais aussi de ses étudiants.

Créés en 1981, les premiers cours d’éducation de la jeune enfance (EJE) offerts à l’ETP formaient le certificat en Animation en garderie. Il est devenu diplôme en septembre 1989.

Shelby Hunter, Louise LaFlèche, Paulette Trémorin et Nicole Gauthier
Shelby Hunter, Louise LaFlèche, Paulette Trémorin et Nicole Gauthier

« Quand le Manitoba a voté sa première Loi sur la garde d’enfants en 1988, on a eu besoin de former des personnes en français pour répondre aux besoins de la communauté en petite enfance, se souvient la coordonnatrice du programme accéléré, qui a aussi longtemps enseigné dans le programme régulier d’EJE, Louise LaFlèche.

« À l’époque, l’ETP n’offrait que des cours à temps partiel pour obtenir le certificat, puis en 1988, un cours intensif d’un an a été mis sur pied pour suivre la Loi. En 1989, c’était un diplôme. Notre première cohorte de diplômés a commencé il y a exactement 25 ans et cette année, avec le certificat, on va franchir la barre des 200 diplômés! »

Deux systèmes

Aujourd’hui, les étudiants en EJE de l’ETP ont le choix entre deux voies : le programme régulier et le programme accéléré. « Le contenu des deux programmes est identique ainsi que leur durée de deux ans, mais la méthode de livraison est différente », précise Louise LaFlèche.

En effet, le cours régulier s’étale sur les cinq jours de la semaine en offrant une variété de cours que l’on retrouve d’une semaine à l’autre. De plus, il est accessible à toute personne intéressée par une carrière dans le domaine de la jeune enfance.

Quant au programme accéléré, qui a vu le jour en 2013, il est aménagé pour des personnes qui travaillent déjà dans un service de garde depuis au moins deux ans. Les étudiants travaillent donc trois jours à temps plein dans un service de garde et ils étudient à l’ETP deux jours. La Province du Manitoba prend en charge les frais de suppléance des services de garde en leur absence.

Enfin, les cours du programme accéléré sont donnés en blocs de cinq jours. Les étudiants ont donc un examen tous les cinq jours environ, avant de passer à une autre thématique de la formation.

Avec le souci de toujours mieux répondre aux besoins de la communauté, l’ETP a créé en 2008 le Diplôme avancé en leadership pour la jeune enfance. Il s’agit d’une continuité au diplôme d’EJE, mais qui offre un perfectionnement dans le but de devenir directeur ou directrice d’un service de garde. « Ce diplôme avancé est très important pour pouvoir assurer le bon fonctionnement des services de garde francophones dans la communauté », affirme Louise LaFlèche.

Des besoins grandissants

« Nos programmes ont toujours eu beaucoup de succès, sauf à la fin des années 1990 et au début des années 2000, confie Louise LaFlèche. À ce moment-là, en raison du climat politique qui avait mené au gel, pendant dix ans, de la création de nouveaux espaces en services de garde au Manitoba, nos inscriptions avaient chuté. »

Les programmes ont cependant vite regagné en popularité. « À la fin des années 1980, il y avait trois ou quatre services de garde francophones dans toute la province. Aujourd’hui, il y a 19 services de garde collectifs sans compter les garderies familiales, et ce nombre va grandir car la demande augmente. On sait déjà, par exemple, que Saint-Norbert va tripler ses espaces, Notre-Dame-de-Lourdes va les augmenter aussi, et, bientôt, Lorette. »

« En 2016, près de 30 étudiants recevront leur diplôme dans l’ensemble de nos programmes, se réjouit la coordonnatrice du programme accéléré d’EJE. C’est l’un de nos plus grands groupes depuis nos humbles débuts! »

L’attrait du laboratoire

Outre les opportunités d’emploi dans le domaine, le laboratoire pour la jeune enfance, créé en 2011, contribue à attirer les étudiants dans ce programme.

« On faisait déjà des activités pratiques avant 2011, mais ce laboratoire nous donne un espace où l’on peut faire encore plus, souligne Louise LaFlèche. Par exemple, on possède une cuisine complète où on peut donner des cours d’alimentation, ainsi qu’un espace pour faire des ateliers et des expositions d’art, de musique ou encore de sciences, comme dans un véritable service de garde.

« D’ailleurs, on invite parfois les garderies à venir participer à nos activités. C’est bon pour nos étudiants afin qu’ils se familiarisent avec ce type d’environnement avant qu’ils ne partent en stage auprès d’enfants. Avant le laboratoire, ce n’était pas possible d’accueillir des groupes », termine Louise LaFlèche.

Les diplômés de l’ETP en Éducation de la jeune enfance, ou en Leadership pour la jeune enfance, partent ensuite travailler dans les centres de garde collectifs répartis dans la province, mais aussi dans les Centres de la petite enfance et de la famille (CPEF) et à la Province. Les débouchés sont nombreux et variés, surtout pour les francophones.

Publié : juin 2016

 

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