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Apprendre à collaborer pour mieux servir

Danielle de Moissac, Léna Diame Ndiaye et Jacqueline Fortier
Danielle de Moissac, Léna Diame Ndiaye et Jacqueline Fortier,
membres de l'équipe organisatrice de l'Institut d'été de l'École de travail social

Savoir collaborer dans le domaine de la santé et dans le service social est essentiel pour servir au mieux les patients. Mais trop souvent, les professionnels de la santé et des services sociaux travaillent en vase clos.

C’est pourquoi une équipe de recherche menée par le professeur de l’École de travail social de l’Université de Saint-Boniface (USB) Léna Diamé Ndiaye a organisé au mois d’aout 2016 au Pavillon Marcel-A.-Desautels de l’USB le tout premier Institut d’été du Consortium national de formation en santé (CNFS) sur l’offre active et la collaboration interprofessionnelle en santé. Financé par Santé Canada dans le cadre de la Feuille de route sur les langues officielles du Canada 2013-2018 et du CNFS, l’Institut d’été du CNFS a accueilli une vingtaine d’inscriptions.

« Notre recherche portait sur les pratiques collaboratives comme réponse interprofessionnelle aux besoins en santé et en services sociaux de la petite enfance dans un contexte linguistique minoritaire, précise Léna Diamé Ndiaye. On a tenu à organiser cet Institut d’été pour donner l’occasion aux professionnels de discuter sur ce sujet, notamment de l’offre active, qui est d’une si grande importance en contexte minoritaire. »

Ouverte à tout étudiant intéressé à la santé ainsi qu’à tout professionnel et gestionnaire en santé et dans les services en français, la formation était couronnée d’une attestation, et comme de raison, s’est déroulée entièrement en français.

« Comme professionnels de la santé, on a très peu d’occasions de faire de la formation continue en français, souligne la coordonnatrice du CNFS-volet USB, Jacqueline Fortier. C’est une occasion à saisir! »

Deux volets étaient offerts, dont l’un sur la collaboration interprofessionnelle en santé et services sociaux, qui a été présenté de manière classique, avec des cours et des ateliers, et l’autre sur l’offre active, qui présentait une table ronde d’acteurs ayant développé des outils d’offre active au Manitoba, en santé et en petite enfance.

« À la table ronde, on voyait Santé en français, l’Office régional de la santé de Winnipeg, Santé-Sud et la Coalition francophone pour la petite enfance, dévoile la professeure agrégée de sciences biologiques de l’USB, Danielle de Moissac, qui animait la discussion. L’objectif était de présenter ce qui se fait au Manitoba en offre active, nos meilleures pratiques. »

« C’est une chance pour les anciens étudiants de sciences infirmières et de travail social de revenir à l’USB pour approfondir leur formation, et ce, sans couts supplémentaires, renchérit Léna Diamé Ndiaye. Apprendre à collaborer, c’est important, mais collaborer n’est pas aussi naturel que nous le pensons ».

Si la table ronde se concentrait sur les pratiques manitobaines, le reste de l’Institut d’été a cependant été de portée plus large, avec des animateurs venus des Universités de Moncton et Laval. « Où que l’on soit au Canada, quand on est en contexte minoritaire, on a les mêmes défis, termine Danielle de Moissac en faisant référence à l’équipe de Moncton. Il est donc toujours bon et pertinent de pouvoir discuter et s’échanger nos outils. » 

Publié : septembre 2016

 

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